Un an après le passage du cyclone Chido, Mayotte tente de panser ses plaies. Inondations, destructions et pertes humaines ont marqué l’île. La ministre des Outre‑mer, Naïma Moutchou, s’est rendue sur place pour évaluer les chantiers de reconstruction, rencontrer élus et habitants, et souligner l’importance de la solidarité et du soutien institutionnel dans ce contexte encore fragile.
Retour sur le cyclone Chido
Le 14 décembre 2024, Mayotte a été frappée par le cyclone Chido, un phénomène d’une intensité exceptionnelle. Les pluies diluviennes et les vents puissants ont causé des inondations, détruit des habitations et perturbé les infrastructures essentielles. Les habitants ont subi de lourdes pertes humaines et matérielles, laissant une population profondément marquée. Écoles, routes et services publics ont été fortement touchés, compliquant le quotidien des Mahorais. Cet épisode a révélé combien l’île reste vulnérable face aux catastrophes naturelles et souligne la nécessité de plans de prévention et de reconstruction efficaces. Selon Info Kwezi, ce cyclone rappelle l’urgence de renforcer la résilience des communautés locales.
Arrivée de la ministre et objectifs
Le 13 décembre 2025, Naïma Moutchou est arrivée à Mayotte pour une visite officielle de trois jours. Son programme comprenait des rencontres avec les autorités locales, des inspections de chantiers et des échanges avec les habitants. L’objectif principal de sa mission était d’évaluer l’avancement des travaux de reconstruction et de vérifier que les engagements financiers et techniques annoncés par l’État étaient respectés. La ministre a insisté sur la nécessité d’une coordination efficace entre les administrations, les collectivités locales et les habitants pour accélérer les réparations et renforcer la résilience de l’île face à de futures catastrophes.
Les zones touchées et leurs besoins
Certaines régions de Mayotte, comme Mamoudzou, Tsararano et Kawéni, restent encore très affectées. Les écoles nécessitent des rénovations, les routes et réseaux d’eau doivent être réhabilités, et plusieurs quartiers attendent toujours une assistance matérielle. Les habitants signalent des difficultés liées aux retards dans les dossiers d’indemnisation et aux manques de suivi sur certains chantiers. L’importance d’une aide ciblée et régulière se révèle cruciale pour garantir un retour à la normale et limiter les impacts sociaux et économiques du cyclone.
Reconstruction et projets en cours
Depuis un an, plusieurs projets ont été lancés pour remettre l’île sur pied. Parmi eux :
- La rénovation des écoles et bâtiments publics.
- La remise en état des réseaux électriques et hydrauliques.
- La construction de logements temporaires et la distribution de matériel aux familles touchées.Les chantiers avancent progressivement, mais certains freins administratifs ralentissent le rythme. La ministre a pu constater les progrès réalisés, mais aussi identifier les zones où une action renforcée est nécessaire. La planification de nouveaux projets vise à améliorer non seulement les infrastructures mais aussi la qualité de vie des habitants.
Témoignages des habitants et élus
Les Mahorais ont exprimé leur reconnaissance pour les efforts de reconstruction, mais aussi leur impatience face aux retards persistants. Les élus locaux, dont le préfet François-Xavier Bieuville et le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, ont rappelé l’importance du soutien financier et technique de l’État. Les témoignages des familles affectées soulignent la résilience et la solidarité au sein des communautés, mais mettent aussi en avant la nécessité d’un accompagnement continu pour surmonter les traumatismes et reconstruire durablement.
Défis et perspectives pour l’avenir
Un an après le cyclone Chido, Mayotte reste confrontée à plusieurs défis : accélérer la reconstruction, sécuriser les infrastructures, et renforcer la prévention contre les catastrophes futures. Les autorités insistent sur l’importance de la planification, de la coordination et du suivi régulier des projets. La visite de Naïma Moutchou symbolise un engagement de l’État à soutenir l’île et à mobiliser les ressources nécessaires pour garantir un retour à la normale et préparer Mayotte à mieux affronter les crises à venir.
